De l’importance de la culture (texte écrit en 2014)

Amis des collectifs participatifs culturels, associatifs, politiques, économiques et très chers représentants de la presse écrite, je vous remercie d’avoir répondu présent à l’invitation des GO (gentils organisateurs) de la culture Yverdonnoise. Vous démontrez par votre présence l’intérêt que vous portez au bienfait  de la collectivité. J’aimerais par cette petite mise en bouche écrite, parler de la nécessité du soutien à la culture qui, sur mes lèvres, tout le monde le sait, n’est pas une question d’arrosage… de jardin.  2014 dans un monde à l’air de l’étude, de la ré- étude, de l’audit,  de la grande science des « ressources humaines », des actions financières, immobilières, judiciaires, médicales, sociales, formatives, culinaires et j’en passe; s’il en reste une que nous devons préserver,  que dis-je, chérir pour qu’elle ne finisse pas comme une vulgaire matière à valeur ajoutée croissante c’est : la culture. Cette culture qui englobe l’interrogation, le devenir, l’inconnue au travers de la puissance de la création artistique individuelle ou collective (écriture, théâtre, musique, performance, art plastique,
autodérision …) telle un contre-pouvoir aux vomissement bénéfiques sur les sentiers bien trop souvent battus. Ne  pas sombrer dans un chemin de vie triste, insipide comme une sinusoïde ne rythmant plus le quotidien par un BIP… BIP… BIP tonitruant et combien sympathique  qui serait remplacé par ce que j’appelle une vie plate et linéaire plus communément nommée « flat line ». La culture et son lot de création c’est le dernier rempart avant la connerie, la culture c’est le rêve, la culture c’est aller plus loin au quotidien, la culture c’est se lever de bonne humeur tous les matins, la culture c’est votre avenir, c’est notre avenir, celui de nos enfants. La jeunesse d’aujourd’hui, c’est la société de demain. Donnez des crayons, des plumes, des pinceaux, des moyens à vos jeunes et moins jeunes artistes et poètes, ils colorieront votre avenir. Nous devons tous nous poser la question si nous n’avons pas commis une erreur en mettant, aux quatre coins de la planète nos anti-militaristes et nos troubadours en prison par les temps passés. Me réclamant plutôt de la mouvance athéiste,  il m’arrive quelques fois de me demander  si nous n’avons pas fait une grosse connerie en crucifiant sur un vulgaire bout de bois notre poète hippie vieux de 2000 ans qui prônait avant l’heure l’amour, le respect et le partage. Fort de cette petite introduction, je suis persuadé que tous les acteurs qui ont pris la peine de se déplacer ce soir dans ce lieu honorable et sympathique feront tout pour que l’effort culturel  ne dérive pas de sa mission de base à savoir :  L’ouverture d’esprit, l’aiguisement de la réflexion qui tend à l’élévation de l’individu comme la belle devise de notre ville gravée sur le temple d’Yverdon « SUPERNA QUARITAE » « allez plus haut » que je me suis figée dans la peau afin d’y penser au quotidien. Nous devons tous ensemble faire attention que l’institutionnalisation de la dite culture ne la pervertisse pas de sa mission de base et que celle ci ne devienne pas un simple alibi budgétaire profitant à une minorité comme de juteux départements tels que celui des affaires militaires, de la justice, du social, du médical etc, etc … Je n’ai pas tout à fait la même approche que mon ami Brouilis au travers de son pamphlet « L’impôt heureux » mais je défends un impôt participatif viable, non réparti dans une verticalité de copinage mais dans une horizontalité équitable, du genre épandage agricole, entre tous les acteurs culturels méritant et qui permettra à toutes les personnes ici présentes de pouvoir perdurer dans leurs nobles entreprises…

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